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Le CO₂, bien plus qu'un gaz à effet de serre

Nous nous trouvons au beau milieu d’une transition énergétique. Bientôt, notre manière de produire et de consommer l’énergie aura totalement changé. De même que notre rapport aux émissions de gaz à effet de serre qui en résultent. Notre vaste réseau de canalisations permet de transporter, stocker et réutiliser le CO2 capté. D’ici 2026, nous proposerons la première infrastructure pour le transport de CO2. Nous avançons confiants et contribuons ainsi à une économie neutre en carbone.

Qu’est-ce que le CO2 ?  

Le CO2, formule du dioxyde de carbone, est sans doute l’élément chimique le plus commenté de notre époque. C’est l’excédent de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui fait que notre planète se réchauffe. Et pourtant, le CO2 est capital, car sans lui, il ferait trop froid pour survivre. On peut donc le qualifier de thermostat de la terre.

Pourquoi l'Atomium pour représenter la molécule CO2 ?

Les propriétés du CO2 

Les gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone retiennent la chaleur du rayonnement solaire. C’est pourquoi le CO2 est considéré comme le principal responsable du réchauffement climatique. Nous l’associons aux combustibles fossiles et aux usines. Ce qui est exact, mais la réalité est plus complexe.   

Longtemps avant que l’homme ne marche sur deux pieds, notre atmosphère contenait déjà du CO2. Sans ce gaz à effet de serre, la faune et la flore (et donc l’homme) ne pourraient pas vivre sur terre. Les plantes, les arbres et les algues ne peuvent se développer sans lui. En effet, ils absorbent le CO2 et le transforment en oxygène (O2). C’est ainsi qu’un climat agréable s’est installé jadis, avec une atmosphère bien équilibrée. Malheureusement, les choses ont changé. 

Trop de CO2 dans l’atmosphère 

Même si les gaz à effet de serre tels que le CO2 ne représentent que 0,04 % de notre atmosphère, ils exercent un impact considérable sur le climat mondial. À partir de la révolution industrielle, nous avons adopté en masse des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel.

Mais si ces derniers nous ont apporté une prospérité sans précédent, ils rejettent aussi d’énormes quantités de CO2 dans l’atmosphère. À l’heure actuelle, celle-ci contient pas moins de 51 % de CO2 en plus qu’avant la révolution industrielle. Autrement dit, nous augmentons sans cesse le niveau du thermostat terrestre. D’où le besoin urgent d’une transition énergétique, qui nous permettra de réduire drastiquement nos émissions de CO2

Que fait l’industrie pour émettre moins de CO2

Les entreprises déploient des efforts considérables pour réduire leurs émissions de CO2. La transition énergétique est comme un train à grande vitesse. Mais certains processus ne s’adaptent pas en un claquement de doigts. Heureusement, là aussi, il existe une solution : capter le CO2, le stocker, et le réutiliser lorsque c’est possible. 

Vers une industrie neutre en carbone 

En Belgique, 40 % des émissions de CO2 sont issues de notre industrie. C’est pourquoi des entreprises lancent diverses initiatives et innovations en termes de processus afin de réduire leurs émissions de CO2. Isolation des bâtiments, renouvellement d’installations et d’appareils, optimisation de processus de production, etc.

Les installations et les processus sont électrifiés. Dans le cas des processus industriels lourds, pour lesquels l’électricité ne suffit pas, l’hydrogène peut offrir une alternative intéressante. Et le CO2 que les entreprises continuent à produire est quant à lui capté. Notre vaste réseau de canalisations le transporte vers des sites où il sera stocké ou réutilisé. 

Émettre du CO2 coûte de plus en plus cher 

Dans le cadre de Fit For 55, le plan de la Commission européenne, les 27 États-membres s’efforcent de réduire leurs émissions de CO2 de 55 % d’ici 2030. L’objectif final : une société neutre en carbone en 2050. Afin d’y parvenir, l’Union européenne utilise un système d’échange de quotas d’émissions pour le CO2

Pour chaque tonne de CO2 qu’elle émet, une entreprise doit acheter un droit d’émission. Le nombre de droits d’émissions diminue chaque année, ce qui fait qu’il devient de plus en plus cher de polluer. Dans les entreprises industrielles, la facture de ces droits d’émissions peut culminer à plusieurs milliards d’euros par an. Résultat : le captage de CO2 n’est plus seulement un objectif écologique, mais aussi un incitant financier. 

Transition énergétique

CCS : stocker le CO2 comme produit résiduel 

Vu qu'il est impossible de réutiliser tout le CO2 capté, nous l’entreposons notamment dans des champs gaziers vides. Ce processus est appelé Carbon Capture and Storage, ou CCS. Ces lieux d'entreposage souterrains sont par nature fermés et imperméables à l’air, ce qui permet d’y stocker le CO2 en toute sécurité. Capter et stocker le CO2 est indispensable pour parvenir à une économie neutre en carbone. 

Le stockage souterrain de CO2 est une technologie sûre, comme l’ont prouvé plus de vingt années d’entreposage offshore fructueux en Norvège, ainsi que d’autres projets plus récents au Canada et aux États-Unis. L’entreprise norvégienne Equinor et ses partenaires entreposent du CO2 en mer du Nord depuis 1996 (dans la formation Utsira du champ Sleipner), soit environ un million de tonnes de CO2 par an. 

Dans l’Union européenne, une directive UE assure l’identification des lieux de stockage adéquats et la sécurité de l’exploitation. 

CCU : réutiliser le CO2 comme matière première  

Pour certaines industries, le CO2 constitue une matière première précieuse. Cette approche est appelée Carbon Capture and Utilisation, ou CCU. Dans l’agriculture et l’horticulture, le CO2 est (ré)utilisé pour accélérer la croissance des plantes et les producteurs d’énergie utilisent du CO2 liquéfié comme liquide de refroidissement. Les possibilités se multiplient. Qui sait, les navires circuleront peut-être bientôt avec du méthanol issu de CO2 capté. Ou bien des réacteurs à plasma diviseront à nouveau cette molécule en carbone et en oxygène. Affaire à suivre ! 

Comment notre infrastructure de CO2 aide-t-elle les entreprises à réduire leurs émissions ? 

Les émissions de CO2 doivent baisser drastiquement. Outre l’exploitation d’électricité renouvelable issue du soleil et du vent, l’industrie se penche sur le potentiel de l’hydrogène et sur le captage de CO2. Pour permettre ces développements, Fluxys prépare son réseau de canalisations pour l’avenir.

Une ambition qui s’exprime en trois chiffres : 30x30x30. D’ici 2030, nous voulons transporter un volume de 30 millions de tonnes de CO2 capté par les entreprises, ce qui revient à supprimer l’équivalent de 13 millions de voitures de nos routes. À titre de comparaison : 5,9 millions de voitures particulières sillonnent actuellement les routes belges. D’ici 2030, nous comptons aussi acheminer 30 TWh d’hydrogène vers les entreprises, une quantité d’énergie qui représente plus d’un tiers de la consommation totale d’électricité en Belgique.

A propos de nous


Un véritable mouvement souterrain 

Nous dialoguons avec l’industrie afin d’adapter à temps notre infrastructure existante et d’aménager de nouvelles canalisations là où c’est nécessaire. Afin de permettre et d’accélérer la transition énergétique des entreprises, nous misons sur le développement d’un réseau de canalisations d’hydrogène et de CO2 pour et entre les industries en Flandre et en Wallonie. 

Aujourd’hui déjà, nous disposons d’un réseau de canalisations extrêmement ramifié pour le gaz naturel. À présent, ce dernier évolue en un réseau capable de transporter également du CO2 et de l’hydrogène. Nous faisons ainsi de la Belgique un pays d’importation et de transit européen pour des molécules telles que le CO2 et l’hydrogène. Nos trois terminaux situés à Gand, à Anvers et à Zeebrugge jouent un rôle clé pour concrétiser cette ambition, puisqu'ils forment un pôle d’importation d’hydrogène et un point d’évacuation pour le CO2.

Nos projets en matière d'infrastructure de CO2

Nous avons lancé toutes sortes d'initiatives et de collaborations pour développer notre infrastructure de CO2. Nous posons de nouvelles canalisations onshore sous terre et offshore sous la mer, et nous construisons des terminaux qui stockent temporairement le CO2 pour ensuite le charger sur des navires qui l’achemineront vers des sites d’entreposage permanents. D’autre part, nous investissons dans des projets visant à permettre la réutilisation du CO2.

Nos projets

Une canalisation sous-marine pour une décarbonisation à grande échelle

La transition énergétique, qui est l’un des plus grands défis de l’humanité, nécessite un travail collectif. Nous n’y arriverons pas tout seuls. C’est pourquoi nous travaillons avec l’entreprise énergétique norvégienne Equinor sur une canalisation sous-marine de 1 000 kilomètres entre Zeebrugge et la Norvège. Le CO2 sera compressé dans notre terminal de Zeebrugge. Ensuite, notre nouvelle canalisation transportera ce CO2 capté hors de Belgique et des pays voisins pour l’emmener vers la Norvège, où il sera stocké dans des bassins d’eau souterrains (aquifères) ou dans des champs gaziers vides situés sous la mer du Nord.

Nous commencerons en 2025, afin de pouvoir transporter et stocker quelque 20 à 40 millions de tonnes de CO2 par an. Ces 40 millions de tonnes de CO2 sont l’équivalent des émissions totales de l’industrie belge. En réunissant nos connaissances et notre expérience, nous faisons encore un pas de plus vers la réalisation des objectifs climatiques de l’industrie belge.

Plus d' information

 

Des pôles de CO2 à Anvers et à Gand 

Dans les ports d’Anvers et de Gand, nous construisons des installations qui liquéfient le CO2, le stockent dans des zones de stockage tampon et l’exportent par navire pour être entreposé dans des champs gaziers vides situés en profondeur sous la mer. 

Pour l’Antwerp@C CO2 Export Hub d’Anvers, nous avons conclu un partenariat avec le français Air Liquide et Port of Antwerp-Bruges. Ensemble, nous bâtissons l’une des premières et des plus grandes infrastructures d’exportation de CO2 au monde, d’une capacité de 10 millions de tonnes de CO2 par an. 

À Gand, il s’agit du Ghent Carbon Hub, en collaboration avec North Sea Port et le producteur d’acier ArcelorMittal. Ghent Carbon Hub possèdera la capacité nécessaire pour traiter chaque année 6 millions de tonnes de CO2, soit environ 15 % des émissions de CO2 totales de l’industrie belge.  

Antwerp@C

Ghent Carbon Hub

Des blocs de construction à émissions de CO2 négatives  

Outre des projets pour le stockage de CO2 (CCS), nous participons à une initiative qui consiste à le réutiliser (CCU). L’entreprise de béton belge Orbix a développé une technologie qui permet de fabriquer des blocs de construction sans ciment, mais à l’aide d’une combinaison de déchets d’acier et de CO2. Nous y contribuons. 

co2ncreat est un projet lancé conjointement avec Orbix, Lhoist et Prefer. Le producteur de calcaire Lhoist capte du CO2, que Fluxys transporte ensuite vers l’usine du constructeur Prefer. Ce dernier utilise alors la technologie d’Orbix pour réaliser des blocs de construction écologiques. Cela évite à Lhoist d’acheter des droits d’émissions, de plus en plus onéreux. En outre, ce mode de production exclut tout CO2, puisqu’il ne nécessite pas de ciment. Une situation win-win. 

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Quel potentiel pour mon entreprise ?  

Votre entreprise nourrit l’ambition de produire moins d’émissions. Par où commencer ? Quelles démarches entreprendre ? Nos experts vous aideront avec plaisir à relever les défis de la transition énergétique. Réfléchissons ensemble. Nous intègrerons ensuite vos réponses dans nos plans et affinerons la carte de notre infrastructure.

Exprimez votre intérêt pour nos services CO2 

Nous sommes curieux de connaître les besoins et les questions de votre entreprise. Plus nous cernons la demande du marché, mieux nous pouvons y répondre en termes d’infrastructure et de services. Exprimez votre intérêt. Nous nous assurerons ainsi que les entreprises puissent se raccorder facilement à notre réseau de CO2.  

Oui, je vous en prie 

Je souhaite conclure un contrat

Vous avez répondu au questionnaire ? Alors nous allons élaborer une proposition d’infrastructure précise pour votre région. Ensuite, ce sera à vous d’exprimer ou non votre intérêt pour notre proposition.

Notre offre

Je souhaite en savoir plus sur les projets d’infrastructure de CO2 de Fluxys 

Nous planchons sur une foule d’initiatives et de collaborations pour transporter du CO2 pour stockage ou réutilisation. Consultez nos derniers développements.

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